lundi 2 novembre 2015

"Alors les photos de famille restent là, dans leurs petits cercueils de carton, et on peut les oublier, elles sont comme des croix plantées, elle appellent le plaisir mélancolique. Quand on ouvre le carton, aussitôt c'est la mort qui saute aux yeux, et c'est la vie, toutes deux nouées et enlacées, elles se recouvrent et elles se masquent."
Hervé Guibert, L'Image fantôme.



Là, c'est une photo de ma mère. Une photo de ma mère que je peux aimer pleinement, une mère que je peux aimer pleinement.  
Etonnant d'ouvrir ce texte et ce blog avec une image de ma mère, comme une reconnaissance enfin possible de cette filiation.

En me relisant, je me rends compte qu'au lieu d'écrire "une mère que je peux aimer pleinement" j'ai écrit en première intention "un père que j peux aimer pleinement. "

Mère et père confondus, je privé de "e".

Ma mère, ce petit visage, ce regard pointu, comme s'il demandait la permission d'être là. Aux portes de sa vie.